Aire Marine Protégée Natura 2000 Cap Ferrat
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Le site Natura 2000 du Cap Ferrat est un vaste espace marin protégé situé entre Villefranche-sur-Mer et Cap-d’Ail. Il a été créé pour préserver un patrimoine naturel particulièrement riche, tout en permettant la poursuite des activités humaines comme la pêche, la plaisance, la plongée et le tourisme. Ses fonds marins abritent notamment des herbiers de Posidonie, des récifs, de nombreuses espèces marines et des habitats remarquables. La gestion du site repose sur une concertation entre l’État, les collectivités, les professionnels et les associations afin de trouver un équilibre entre protection de la biodiversité et activités humaines.
L’aire marine protégée « Cap Ferrat » est un site Natura 2000 classé Zone spéciale de conservation (ZSC) au titre de la directive européenne « Habitats, Faune, Flore ». La démarche de protection a débuté à partir de 2006. Le site a été proposé comme Site d’importance communautaire en 2008, reconnu au niveau européen en 2009, puis officiellement désigné ZSC par arrêté du 24 novembre 2015.
D’une superficie de presque 9000 hectares, soit près de 90 km², le site protégé est quasi entièrement marin (99,95 %). Il s’étend de Villefranche-sur-Mer à Cap-d’Ail, au droit de Villefranche-sur-Mer, Saint-Jean-Cap-Ferrat, Beaulieu-sur-Mer, Èze et Cap-d’Ail. Il comprend notamment le Cap Ferrat, le golfe de Saint-Hospice, la rade de Beaulieu et les secteurs marins d’Èze et de Cap-d’Ail. Au large, le canyon sous-marin du Paillon plonge à environ 1 500 mètres de profondeur, ce qui contribue à la diversité des milieux.
Le site possède une biodiversité remarquable : 445 hectares d’herbiers de posidonie, 73 hectares de récifs et 97 hectares de bancs de sable, ainsi que des grottes et habitats rocheux. On y observe notamment le grand dauphin, le rorqual commun, le cachalot, le dauphin bleu et blanc et la tortue caouanne.
Le territoire connaît toutefois une forte fréquentation liée à la plaisance, au yachting, à la pêche, à la plongée et aux loisirs nautiques. Les mouillages peuvent notamment endommager les herbiers de posidonie. Des mesures ont donc été mises en place pour limiter ces impacts.
La gouvernance repose sur un Comité de Pilotage (COPIL) créé en janvier 2013. Il réunit les services de l’État, les collectivités, les établissements publics, les professionnels de la mer et les associations. La Métropole Nice Côte d’Azur assure l’animation et la gestion du site, tandis que la présidence du COPIL est confiée au maire de Beaulieu-sur-Mer Roger Roux en 2015.
Le Document d’objectifs (DOCOB), élaboré entre 2013 et 2015, fixe les objectifs et les actions de conservation. Il constitue la feuille de route permettant de préserver durablement le patrimoine naturel marin tout en maintenant les activités présentes sur le territoire.
Aire marine éducative
L’Office français de la biodiversité (OFB) coordonne le dispositif des Aires marines éducatives (AME), qui permet à des élèves de gérer collectivement un petit espace littoral proche de leur école. Né en 2012 aux îles Marquises, le concept repose sur l’idée de faire des enfants de véritables acteurs de la protection du milieu marin. Accompagnés par leurs enseignants et une structure d’éducation à l’environnement, les élèves observent la biodiversité, identifient les enjeux et proposent des actions concrètes. Réunis en « conseil des élèves », ils apprennent à débattre, décider et agir collectivement pour préserver ce patrimoine naturel. L’AME constitue ainsi un outil pédagogique et citoyen qui permet de mieux connaître la mer, de développer l’éco-citoyenneté et de créer un lien durable entre les jeunes et leur territoire.
L’école Marinoni de Beaulieu-sur-Mer est pionnière dans sa participation à ce programme piloté par l’Unité Mer de la Métropole Nice Côte d’Azur et animé dans la classe par le Centre de découverte Mer et Montagne (CDMM) aux côtés de l’enseignante de CE2, madame Rotomondo. L’espace littoral adopté par les élèves “petits gestionnaires” est la plage de la Petite Afrique.
